WordPress est-il mort avec l’IA ?

Non. Mais il perd du terrain, et c’est un bon moment pour se poser la question.

Ce qui baisse

WordPress est passé d’environ 43,6 % des sites web en mai 2025 à 41,9 % en mai 2026, selon W3Techs. Ça reste énorme : plus de 4 sites sur 10 tournent encore sous WordPress. Le recul est documenté ici.

La baisse vient surtout des nouveaux sites. Les outils IA prennent la création simple, celle du petit site vitrine fait en quelques minutes. Les sites existants, eux, bougent peu.

Le vrai problème : les plugins

WordPress lui-même est plutôt solide. En 2025, Patchstack a recensé 11 334 failles de sécurité. Sur ce total, 91 % concernaient des plugins, et seulement 2 le cœur de WordPress.

Le souci vient donc de l’écosystème : un site qui accumule des extensions doit les mettre à jour en permanence. Et 46 % des failles n’avaient pas de correctif au moment de leur publication.

WordPress répond à l’IA

La version 7.0, sortie le 20 mai 2026, intègre l’IA directement dans le cœur. On y trouve un outil de connexion aux fournisseurs d’IA, et des fonctions pour générer des titres, des extraits ou des textes alternatifs pour les images. Les notes de version officielles détaillent le reste. Un article plus récent annonce la version 7.1 pour août 2026.

Trois options pour un site existant

  • Rester et bien entretenir. Peu de plugins, mises à jour régulières, sauvegardes. C’est la solution la plus simple si le site fonctionne.
  • Passer en « headless ». WordPress reste l’outil de rédaction, mais le site affiché est construit à part, plus léger et plus sûr. Un guide détaille cette option avec Astro.
  • Passer en site statique. Par exemple avec Astro. Le site devient très rapide et moins exposé. En contrepartie, une migration demande surtout du travail sur le contenu, bien plus que sur la technique.

En résumé

WordPress n’est pas mort. Il devient un choix à faire en connaissance de cause : si tu veux un site simple à faire évoluer, il reste pertinent. Si tu n’as plus envie de le maintenir, une alternative statique vaut le coup d’être étudiée.


Sources