Tout le monde en parle. L’IA qui génère du contenu à ta place, le blog qui tourne tout seul, toi qui sirotes un café pendant que la machine bosse. J’ai voulu tester. Vraiment.
Résultat : le PSG a eu le temps de gagner sa deuxième Ligue des Champions. Moi j’ai un dossier « À publier » avec dix articles dedans. Zéro en ligne.
Mai. La canicule. L’idée du siècle.
32 degrés dans le bureau. Paris qui fond. Moi devant mon écran avec un plan béton.
Je demande à Claude de me sortir dix sujets. Dix plans. Dix articles complets. Je valide en masse, je programme, je passe à autre chose. Automatisation totale. Le blog se gère tout seul.
En une soirée j’avais tout. Dix articles propres, bien structurés, bonne longueur. Honnêtement impressionnant.
Et puis voilà.
Le problème c’est la relecture
Parce que relire un article que t’as pas écrit, c’est chiant. Vraiment chiant.
T’es pas en train de construire un truc. T’es en mode audit. Tu lis chaque phrase en te demandant si c’est bien toi qui aurais dit ça. Souvent la réponse c’est non. Alors tu corriges. Puis tu corriges encore. Et à un moment tu fermes l’onglet.
Demain t’as la même conversation avec toi-même. Et le surlendemain aussi.
Le vrai bug
J’avais externalisé ma réflexion avant de l’avoir faite.
C’est ça le truc. L’IA part de rien si tu lui donnes rien. Moi je lui avais juste donné des sujets. Pas mon avis dessus. Pas l’anecdote qui rend le sujet intéressant. Pas la raison pour laquelle j’avais envie d’en parler ce soir-là.
Donc les textes étaient corrects. Mais ils ressemblaient à des articles sans vraiment en être. Bien écrits. Vides.
Terminator. Mi-homme, mi-machine.
Ce que je fais maintenant c’est différent. Et moins sexy à raconter.
Je lis des trucs. Des articles, des études, des posts qui m’énervent sur LinkedIn. Je me forge un avis. Parfois je suis pas d’accord avec ce que je lis, parfois ça confirme ce que je pensais déjà. Et là seulement j’ouvre Claude.
Je donne mes sources. Je donne mon point de vue. On débat. Je dis « non là tu vas trop loin » ou « ouais c’est exactement ça ». L’IA structure, reformule, propose des angles. Moi je tranche.
L’article final c’est un peu Terminator. Y’a de la machine dedans, c’est indéniable. Mais le squelette c’est moi. Le point de vue c’est moi. La raison pour laquelle ça existe c’est moi.
Et ça change tout. Parce que quand je relis, je reconnais ma façon de penser. Je corrige le ton, pas le fond. C’est dix fois plus rapide.
Ce que j’ai compris trop tard
L’IA règle pas un problème de régularité. Elle montre juste pourquoi t’en avais un.
Si ton blog avance pas, c’est rarement un problème d’outils. C’est que t’as pas encore décidé quoi dire. Ou t’as pas envie de le dire vraiment. Ou t’as autre chose à faire et le blog c’est une bonne intention qui attend son tour.
L’automatisation totale, c’est une façon élégante d’éviter ces questions.
Les miennes m’attendent dans un dossier. Dix articles. Toujours là.
Celui-là au moins il est sorti.